Des éléments des forces de l’ordre se sont défoulés contre un étudiant
1/09/2015 |
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Le campus de l’université d’Ankatso a été ce 31 août 2015, le théâtre d’une scène de violence policière atroce. Des éléments des forces de l’ordre se sont rués contre un étudiant et l’ont roué de coups de pieds, de coups de bâton pour le traîner ensuite sur la chaussée et l’embarquer sous les sièges démontables d’un pick up. D’après les journalistes reporters sur place, l’étudiant était tout de suite conduit dans les camps de la gendarmerie où il aurait reçu les soins nécessaires à son état pitoyable en raison de l’acharnement dont il avait fait l’objet.
En fait, les étudiants sont descendus dans la rue pour manifester leur refus d’une année blanche qui pointe son nez à leur avis. Selon le leader du mouvement, ils ne peuvent pas attendre l’échéance du 14 septembre accordée par le Syndicat des enseignants chercheurs de l’enseignement supérieur (SECES) au gouvernement pour résoudre le problème et décider de la reprise des cours ou non.
Un officier de la gendarmerie leur a expliqué par trois fois qu’il ne faut pas gêner la circulation et que s’ils manifestent qu’ils le fassent sur le trottoir. Les étudiants sont plutôt rentrés dans l’enceinte de l’université et ont commencé à lancer des pierres contre les forces de l’ordre. Ils ont en même temps mis le feu à la broussaille en bordure intérieure de la clôture de l’université.
Poussées par on ne sait pas trop quoi, les insultes ou les jets de pierres ou les flammes qui menaçaient d’atteindre les fils électriques de la Jirama, les forces de l’ordre sont entrées dans l’enceinte de l’université et sont partis à la poursuite des étudiants. Des éléments de ces forces de l’ordre ont attrapé le leader du mouvement estudiantin, Jean Pierre, et se sont défoulés contre lui. Jean Pierre a déjà été la semaine dernière pris puis relâché par les mêmes forces de l’ordre. Cette fois donc, les forces de l’ordre lui ont donné plus qu’une raclée pour servir de leçons ou des traitements exemplaires.
Les commentaires à propos de ce supplice contre un étudiant foisonnent et certains ne manquent pas de condamner la lâcheté des forces de l’ordre ou du moins l’usage disproportionné de la violence ; serait-ce de la frustration ou de l’exaspération qui se dégage de chez ces éléments des forces de l’ordre ? D’autres s’interrogent si les forces de l’ordre se sont-elles trompées d’ennemi et étaient en train de confondre étudiant et dahalo ou terroriste.
Source: madagascar-tribune.com
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