Drame de Madagascar: un second procès débute ce lundi à Tuléar
11/10/2015 |
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En 2012, Gérald et Johanna, un couple du Boulonnais, ont été sauvagement assassinés sur une plage de Tuléar, à Madagascar. En décembre 2014, un premier procès s’était tenu sur l’île. Mais il avait été reporté, en raison de l’absence du principal accusé. Un deuxième procès démarre ce lundi matin. Il durera deux jours.
Les parents de Johanna (ci-dessus), comme ceux de Gérald, veulent comprendre qui a tué le couple et pourquoi.
« Ça va être un procès à risques. On s’attend à tout. » L’Isquois Patrick Delahaye, père de Johanna, s’est préparé à plonger dans un cauchemar. « Il va y avoir des moments très durs, surtout lorsqu’on sait dans quelles conditions horribles ma fille a été tuée. Je ne serai libéré que lorsque le jugement sera rendu », annonçait-il mercredi, à la veille de son décollage pour Madagascar. Le couple a été exécuté à coups de pagaie et de coutelas en avril 2012. Johanna était enceinte de trois mois.
Plus de deux ans plus tard, en décembre 2014, lorsque le procès avait été reporté, Patrick Delahaye avait juré de ne plus jamais retourner sur cette île de l’océan indien. Il déclare désormais : « Je veux voir si le commanditaire des meurtres (absent du premier procès, ndlr) a bien été arrêté et s’il est bien présent au tribunal. J’ai des questions à lui poser… » Ce commanditaire, « Roméo », est un homme influent sur place, qui touche à la politique et au milieu des affaires. Rien ne dit qu’il sera présent aujourd’hui à Tuléar (lire aussi ci-contre).
« La première fois on s’est dit que le procès était reporté pour la bonne cause. Mais là ce serait un nouveau coup dur s’il n’y avait pas un jugement à la fin. Je veux savoir la vérité », exhorte Patrick Delahaye.
Connaître le mobile
Du côté de la famille de Gérald, à Wimereux, le discours est le même. Son père, Gérard Fontaine, explique : « On ne peut pas aller à Madagascar pour des raisons physiques et morales, mais ce qu’on attend, c’est la vérité et le mobile, pour savoir pourquoi on a assassiné nos enfants. » La justice malgache a deux jours pour apporter des réponses à deux familles endeuillées. Deux jours qui s’annoncent très tendus.
Source: lavoixdunord.fr